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    Arthur Michelat a laissé son empreinte en concevant de formidables bolides qui à la veille de la Grande Guerre firent la réputation de la firme « DELAGE » sur les circuits du monde entier.

                     Arthur Michelat en compagnie de Louis Delage

     

    Il fut une des chevilles ouvrières de l’entreprise jusqu’à la fin de la 1ère Guerre Mondiale où au terme d’un désaccord stratégique avec Louis Delage il claqua la porte pour offrir ses précieux services à un entrepreneur de la cité phocéenne.

     

                     René Thomas sur Delage au 500 miles d indianapolis


    La société des Etablissements Léon Paulet   est fondée en 1913 et deviendra une puissante entreprise pyrotechnique fournissant des munitions de tout calibre à l’armée française.

     

     

     

     

    L’Armistice mettant fin aux importantes commandes de guerre, la production de la cartoucherie marseillaise doit être revue à la baisse si bien que l’entreprise pour occuper son personnel se lance dans la sous traitance automobile en fabriquant une partie des nobles moteurs « HISPANO-SUIZA ».

     

                                              Hispano-Suiza H6B

     

    En 1919, l’entreprise accueille Michelat avec d’autant plus d’intérêt que ce dernier ne vient pas les mains vides.

    En effet, en guise de solde de tout compte Louis Delage autorisa son ancien bras droit a emporter son étude d’un modèle 3.5 litres 6 cylindres.

    C’est ainsi qu’en octobre 1921, le Salon de Paris accueille une nouvelle venue dans le monde de la haute couture automobile avec la  LEON PAULET 6 AB qui suscite alors beaucoup d’intérêt.

     

     

     

     

    La dernière née de Michelat n’est pas plus innovante que ses rivales mais elle concentre ce qui se fait de mieux à l’époque tel que les freins à dépression montés sur chaque roue, l’arbre à cames en tête, le vilebrequin à sept paliers, une boite 4 vitesses solidaire du moteur ou le tout électrique.

     

     

    Les publicités sur le stand de la marque annoncent un prestigieux destin à cette automobile qui bien née aurait dû s’imposer tant sa qualité de conception et de fabrication atteignait la perfection.

     

    Malheureusement, la maison PAULET ne mettra pas les moyens suffisant au développement commercial de son activité automobile qui vivotera à l’ombre des fabrications de cartouches.

     

     

     

     

    Absente des évènements sportifs et de la presse automobile, la belle automobile sombre rapidement dans l’oubli avant de disparaître définitivement courant 1927.

     

     

    Certaines sources affirment que le coup de grâce fut porté par HISPANO-SUIZA qui aurait intenté un procès contre LEON PAULET à propos du moteur jugé très proche de celui équipant sa H6B.

    Durant la guerre, Michelat étudia de près le V8 HISPANO destiné à l’aviation or c’est aussi entre 1915 et 1917 que l’ingénieur en chef de chez DELAGE mis au point le moteur de la future PAULET …

    Après un passage chez Citroën où il mettra au point les moteurs des C4 & C6, Michelat revint chez DELAGE pour y développer en 1934 les Types D6 65, D8 85 et D8.

     

     
     
     



     

    De cet épilogue  automobile de la Socièté PAULET il ne reste quasiment plus de traces mis à part trois automobiles survivantes.


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