• L’Ouest de Courbevoie connue une longue période industrielle avant d’être profondément remanié dans le cadre du gigantesque chantier de La Défense à la fin des années soixante.

    C’est dans cette zone disparue que se concentraient de chaque cotés de l’ancienne rue de Metz aujourd’hui remplacé par le Boulevard Circulaire, nombre d’officines  dédiées à l’industrie automobile.

    Parmis celles-ci se trouvaient la « Société Henri GUILLEMIN & Cie » fondée en 1904 et dont l’objet était la construction et la vente des automobiles Le GUI.

     

     

     

     

    En puisant ici et là différents organes automobiles, cet ingénieur réalisait une gamme de  voitures composites de 18 à 30hp dont seul le train arrière était produit par l’entreprise.

    Ce savant montage fut plutôt réussi au final car le choix des fournisseurs avaient été rigoureusement organisé par la réalisation de plusieurs prototypes courant 1903.

     

     

     

     

    C’est ainsi que fut confié au motoriste Decolange la production des blocs moteur,  l’emboutissage des châssis aux forges Malicet & Blin et la réalisation des boites de vitesses aux ateliers de mécanique de précision  Bariquaud & Marre célèbres pour avoir motorisé l’avion de Wright.

     

     

     

     

     

    Ces automobiles aussi bien réalisées soient elles connurent certaines difficultés à se démarquer de leurs concurrentes dont la réalisation étaient en grande partie assurée aussi par ces même fournisseurs ayant pignon sur rue.

     

     

     

     

     

    Il fallait créer un évènement marquant pour sortie du lot et à cette époque une victoire dans une course automobile majeure était le Graal en la matière.

    Malheureusement à ce moment là Guillemin fut une des victimes de la crise financière de 1907 qui vit s’évaporer nombre de clients si bien qu’il ne put se maintenir à la tête de son entreprise.

    Au début de l’année suivante, l’entreprise en cessation de paiement fut reprise par un de ses ingénieurs et sa raison sociale fut transformée en « E.NICOLAS & Cie Constructeurs ».

    Celui-ci abandonna rapidemment le haut de gamme en renonçant à la production des puissantes 4 cylindres commercialisées sous  la dénomination commerciale GUY pour se concentrer sur la réalisation de voiturettes.

    Un vent de dynamisme souffla de nouveau dans les ateliers de la rue de Metz grâce au talent du pilote René Thomas connu entre autre pour ses exploits sur Delage.

     

     

     

     

     

    En fin négociateur, Nicolas s’ouvre les portes d’Albion grâce à une fructueuse association avec l’importateur londonien Millard qui assura un des principaux débouchés de la firme.

     

     

     

     

     

    Dès lors, les nouvelles Le Gui seront baptisées à l’anglo-saxonne et dès 1910 verra apparaître une quatre cylindres à soupapes latérales « Ten » puis une « Twelve » à moteur Chapuis-Dornier qui équipera aussi par la suite la « Fifteen ».

     

     

     

     

     

    L’entreprise connu alors une croissance régulière et le carnet de commandes était si bien remplit que l’avenir s’annonçait prometteur jusqu’à ce que la Première Guerre Mondiale fasse son apparition absorbant ainsi petit à petit les forces vives de la firme qui vidée de sa substance finit par fermer ses portes définitivement courant 1916. 

     

     

     

     

     

    Vue actuelle de l'ancienne rue de Metz à Courbevoie

     


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